Ce n’est certes un secret pour personne, mais les militants du département du Haut-Nkam ont tenu à se le répéter, pour mesurer l’ampleur de la tâche qui les attend. « La bataille en effet, s’annonce plus rude que dans certaines régions où le chef de l’Etat fait presque l’unanimité », martèle un orateur. Tous sont pourtant unanimes : « Le président Paul Biya va l’emporter haut la main ». Raison pour laquelle ils sont déjà sur le pied de guerre pour une mobilisation sans faille des troupes.Ce 25 septembre, alors que la pluie bat son plein à l’extérieur et que les militants qui n’avaient pas pu accéder à une salle de la maison du parti de Bafang pleine à craquer cherchent un abri, qui sous les tentes dressées de part et d’autre, qui au balcon de la bâtisse, les militants clament en cœur « Paul Biya…notre président », l’un des chants de ralliement les plus populaires au sein du RDPC. La raison de ce débordement d’enthousiasme, l’annonce de l’entrée au sein du Comité central du RDPC –le sein des saints-, de cinq dignes fils du département, à savoir : Michael Ngako Tomdio, Joseph Kadji Defosso, François-Xavier Ngoubeyou, Claude Juimo Monthé et Lucien Wantou Siantou auxquels il faut ajouter le député du Mfoundi, Paul Eric Djomgoué, également fils du coin. Le président de la coordination départementale a tenu à leur adresser les félicitations de la hiérarchie et celle des militants du département. Michael Ngako Tomdio, n’a pas oublié de leur rappeler leur tout premier challenge dans leur nouvelle peau de membre du Comité central : faire réélire (et de fort belle manière) le président Paul Biya pour qui ils ont adressé une standing ovation quelques minutes plus tôt. « Nous en sommes fortement conscients », répondent-ils en substance. Dans sa communication spéciale, le « coordo » a poursuivi à l’endroit des présidents des coordinations communales : « Nous sommes tenus par une obligation de résultats, ce qui nous impose, du point de vue stratégique, de déployer nos actions et moyens sur le terrain avec méthode et détermination ». En termes de méthode, Michael Ngako Tomdio est revenu avec insistance et force démonstrations sur un certain nombre de recommandations à observer avant, pendant et après les élections. Au rang de celles-ci : adopter une stratégie de grande proximité, polir les relations avec les partis alliés et amis, mettre sur pied des comités de vigilance, etc. « Après l’élection, nous devons rester en éveil jusqu’à la prestation de serment, voire au-delà », a-t-il martelé. Ce d’autant que outre l’enjeu de la réélection de leur champion, les « Haut-Nkamois doivent, selon le ministre de l’Energie et de l’Eau, assurer la reconnaissance du chef à leur département en fonction des suffrages exprimés.Un point de vue d’ailleurs partagé par le représentant de l’UNDP qui a salué le chemin parcouru par sa formation politique aux côtés du parti de Paul Biya, dont il reconnaît les avancées herculéennes dans son œuvre de développement, de modernisation et de la démocratisation. Salomon Mongoué, ancien député, a tout de même souhaité que ce partenariat soit renforcé. On comprend alors le sens des multiples appels venus du Cameroun profond et des Camerounais de la diaspora invitant le père de la politique des « grandes ambitions » à poursuivre son œuvre, et dont découle le slogan de cette campagne : « Paul Biya, le choix du peuple ».Bien avant, le maire et président de la section RDPC du Haut-Nkam Centre avait déjà salué cette action. Dans son mot de bienvenue, Bernard Djeuga a remercié le président Paul Biya pour avoir assuré aux Camerounais, la garantie de trois mots magiques, à savoir : paix, unité et solidarité. « Il faut innover, oser, conclut-il, pour accompagner le président Paul Biya dans sa volonté de transformer sa politique des grandes ambitions en grandes réalisations ». Pas de souci de ce côté, « vous pouvez considérer cela comme chose faite », ont semblé dégager, la quintessence des discours respectifs des présidents de section OFRDPC et OJRDPC.La profession de foi du candidat Paul Biya dont lecture a été donnée à l’assistance a achevé de conforter les militants dans leur conviction selon laquelle « il n’y a pas meilleur candidat que celui qu’ils ont choisi : Paul Biya ». Les faits parlent d’eux-mêmes : les citoyens ont droit à « un Cameroun en paix et uni pour être fort ; un Cameroun dynamique, fort et prospère » qui tend vers l’émergence, en 2035. Sans observer le moindre répit, le Vice-président départemental et chargé de mission régional, Pr Joseph Gonsu Fotsin a annoncé une séance de travail entre les départementaux et les présidents des coordinations communales. Décidément, la campagne est lancée dans le Haut-Nkam.
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