Le lancement de la campagne électorale dans la région s’est opéré sur fond d’émulation saine pour les quatre départements, avec des boutades mutuelles mais en toute camaraderie. Chacun réclamant néanmoins le privilège d’être le plus aimé du président Paul Biya.
C'est à une véritable course de vitesse vers le 09 octobre que les électeurs de la région du Sud vont se lancer dès ce jour, avec comme objectif final franchir la ligne d’arrivée en tête. Et comme prime, le trophée du meilleur score en faveur de Paul Biya à l’élection présidentielle. Et c’est Louis Paul Motaze, coordonnateur des élections pour le département du Dja et Lobo, qui devance ses « concurrents » des autres départements. Il rappelle à suffisance que c’est en effet « le Dja et Lobo qui a en premier ouvert le bal des appels à candidature de Paul Biya, en fin 2009. Occupant ainsi le premier rang de cette initiative. Depuis ce temps, toutes les autres régions veulent lui ravir la vedette, mais sans y parvenir. Du moins, elles se discutent la seconde place », taquinera le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, ses frères de l’Océan, de la Vallée du Ntem et de la Mvila. Prenant ensuite la parole, Jules Doret Ndongo, coordonnateur de l’élection pour l’Océan, ne manquera pas de souligner que « c’est le département de l’Océan qui fera le bonheur des Camerounais dans les prochains jours, grâce au clin d’œil que le chef de l’Etat lui a fait. Et pour cela, nous pensons que nous allons nous retrouver pas très loin du Dja et Lobo. Et pourquoi ne pas lui prendre cette place, s’il ne prend garde. Mais, ajoutera-t-il, pour faire plus sérieux, nous sommes venus contribuer à notre manière, à la victoire finale de notre candidat ».Parmi les artistes qui ont agrémenté ce meeting, Calvino viendra ouvrir la voie à la prise de parole de la Vallée du Ntem. Un geste qui a plutôt ouvert le bal de la victoire, où on a retrouvé sur la piste de dance tous les ministres ainsi que les différents membres des commissions présents dans la permanence du parti de Nko’ovos. Emmanuel Mve Elemva, ne passera pas par quatre chemins pour rappeler aux précédents orateurs que « l’acte de naissance de la Vallée du Ntem porte bien comme nom du père, Paul Biya. Par conséquent, les liens qui nous lient à ce Lion Indomptable, champion toutes catégories, ne sauraient se discuter avec qui que ce soit. Je ne sais pas quel est celui qui vous lie vous autres à lui ». Le coordonnateur de l’élection pour ce département, poursuivra pour relever qu’ « en tout cas, le 09 octobre 2011, il s’agira d’aller voter le père de la Vallée du Ntem. Ici nous n’avons pas de préparatifs spéciaux à faire ». Quant à Jacques Fame Ndongo, parlant en sa qualité de coordonnateur de l’élection pour la Mvila, il se lancera dans une généalogie d’où il ressort que « Paul Biya est natif de la Mvila, puisque sa mère était fille du coin. C’est tout dire ».
Bilan flatteur et éloquent De ces échanges qui dérouteraient les profanes des us et coutumes des peuples de la forêt, il a été question pour chacun des responsables de magnifier, sinon d’égrener le long chapelet de réalisations dont a bénéficié son département depuis l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême du Cameroun. Comme l’a noté avec insistance le Pr. Jacques Fame Ndongo, dans son allocution de circonstance, « il n’est plus question pour nous de nous livrer à une auto-flagellation qui nous a toujours caractérisé et qui nous a empêché de reconnaître les bienfaits dont nous avons déjà bénéficiés. Nous avons toujours su reconnaître ce qui ne va pas, mais jamais nous n’avons dit ce qui va, ce qui va aller ou ce qui a été bon ». Ainsi, on évoquera les projets structurants répandus sur l’ensemble de la région. Barrages hydroélectriques et hydrauliques, centrales à gaz, usines de montage des tracteurs, hôpitaux de référence, amélioration des plateaux techniques des hôpitaux à vocation régionale, lycées techniques et lycées d’enseignement général, universités et grandes écoles publiques et privées, routes bitumées annoncées ou engagées, les technologies de l’information et de la communication dont la fibre optique, etc. ; des appuis multiformes aux jeunes agriculteurs, aux artisans, aux promoteurs de Gic et Gie, des bourses diverses et diversifiées. La liste ne saurait être exhaustive, tellement le président Paul Biya a tout fait pour le Sud et le Cameroun en général. « Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir, d’avoir des oreilles pour entendre et de tendre les bras pour palper des doigts ce que Paul Biya a fait », conclura le ministre de l’Enseignement supérieur, membre du Bureau politique et secrétaire à la communication du Comité central du RDPC.
Paul Biya : C’est lui et c’est tout De manière unanime, les quelques trois mille militants qui ont bravé la lourde pluie qui s’est abattue dès 11 heures, ont réaffirmé leur volonté et leur engagement à cheminer main dans la main avec le père du Renouveau. D’après eux, avec Paul Biya, le Sud est au rendez-vous des Grandes réalisations. Tout le monde a pris la résolution de confirmer son choix qui est « le choix du peuple » ce 09 octobre dans les urnes et dans l’isoloir. Mais pour y parvenir, et face aux multiples menaces, il a été décidé de mettre en place des comités de vigilance. Ils auront pour mission d’accompagner les électeurs avant, pendant et après le scrutin. Ceci pour préserver jalousement les acquis.








