Le président de la section Ojrdpc du Mfoundi I repose désormais pour l’éternité en son village natal à Omendé par Bokito, depuis le samedi 26 novembre 2011. C’était en présence du représentant du Secrétaire général du Comité central du Rdpc, Laurent Serge Etoundi Ngoa, conduisant une importante délégation à ces obsèques.
Courtois, dynamique, compétent, intelligent, diligent, expérimenté, généreux, sympathique, etc. Aucun mot, aucun qualificatif, encore moins de superlatif n’ont été si forts, justes ou encore appropriés pour traduire et extérioriser l’émotion, la douleur qui taraudaient les esprits des témoignages. Et représenter la personnalité du jeune Honoré Désiré Ono, président de la section Ojrdpc du Mfoundi I, que la mort, comme à son habitude, venait une fois de plus d’arracher précocement du milieu des militants et de tous ceux qui l’ont connu. Déjouant tout calcul humain, au moment même où les membres de sa famille politique et nucléaire avaient encore besoin de lui. On imagine donc l’émoi de ses camarades de la section surtout. Eux qui, pendant de longues nuits et d’interminables journées, passées entre les réunions préparatoires et les courses en vue de la campagne d’inscription sur les listes électorales, le 3ème Congrès du Rdpc, l’élection présidentielle et la célébration du 29ème anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême, ont trimé durement pour la réussite de ces événements. Et qu’au moment de savourer ces différentes victoires, ils se retrouvent sans le maillon essentiel, l’ouvrier infatigable. « Certes nous avons fêté, mais nous l’avons fait en pleurs et je ne suis pas sûr que ceux qui étaient là ont eu un appétit certain », a reconnu le chef de la délégation représentant le Secrétaire général du Comité central du Rdpc, Laurent Serge Etoundi Ngoa aux obsèques de samedi dernier à Omendé.
Militant par convictionPendant ces dix dernières années, toutes les activités de la section ont connu une empreinte du jeune Ono. D’où sa fulgurante ascension dans sa carrière politique à Yaoundé 1er et qui témoigne de ce que l’on peut réussir partout, on peut tout faire partout au Cameroun, pourvu qu’on ait de la conviction. Originaire du Mbam Inoubou, ses actions et son travail ont forcé l’admiration et la reconnaissance de tous dans le Mfoundi 1er et restent dans tous les éloges faits devant les quelques trois à quatre cent personnes, camarades, amis, frères, collègues et connaissances du défunt présents en cette douloureuse circonstance, venus lui rendre un dernier hommage. Comment en être autrement lorsqu’en qu’en quinze ans seulement, Honoré Ono, commence à flirter avec le Rdpc à un poste de responsabilité au haut niveau ? De délégué à l’éducation et à la propagande au bureau de la section Ojrdpc en 1996, il est plébiscité à la présidence de cet organe à la faveur des opérations de renouvellement des organes de base de 2007. Ceci après avoir passé deux mandats à son ancien poste. Son efficacité traversera les frontières de l’arrondissement de Yaoundé 1er pour faire l’unanimité au sein de ses pairs présidents de sections OJRDPC de tout le département du Mfoundi. C’est ainsi que ces derniers vont le porter à la tête de la Coordination de leur mouvement pour mieux gérer et représenter leurs intérêts. Là ne s’arrête pas son ascension, puisque sa compétente finira par convaincre définitivement les présidents des sections OJRDPC de la Région du Centre. C’est lui en effet qui sera choisi et élu pour coordonner la campagne présidentielle du candidat du RDPC Paul BIYA, au dernier scrutin présidentiel du 09 octobre 2011 que le RDPC remportera avec le score que nous connaissons tous. Mais avant cela, il fera partie de toutes les délégations du Comité Central du RDPC, désignées pour les Méga-Meetings de l’Ojrpdc organisés à travers les régions du Sud, du Nord-Ouest, de l’Ouest, du Centre, de l’Adamaoua et du Sud-Ouest.
Collaborateur dévouéRecruté comme cadre administratif à la Mairie de Yaoundé 1er en janvier 2005, après sa Licence en Biochimie obtenu à l’Université de Yaoundé I, Honoré ONO, se verra confier la délicate responsabilité de Régisseur de la caisse d’avance à la recette municipale. Très remarqué par sa hiérarchie pour ses capacités d’assimilation rapide, de leadership, d’esprit d’imagination et d’organisation, il sera promu quatre ans après au poste de chef de la brigade des transports. Pendant ces deux dernières années, Ono a su développer des initiatives louables pour notamment discipliner l’activité de moto taxi à Yaoundé 1er, et améliorer de manière significative le niveau de recouvrement des impôts et taxes communaux dans ce secteur. On comprend donc le souci de madame le receveur municipal, madame Etoundi Zeyang, née Minka, qui affirme que « depuis que Honoré est mort, je suis presque saturée, débordée, et constamment embêtée pour trouver son remplaçant. Je ne sais pas comment il a pu déceler la tactique qu’il a mise en place pour mettre tous ces motos taximen au pas. C’est génial, enfin, c’était génial, car le plus dur recommence ».A ce sujet, sa brigade a constamment reçu les félicitations du préfet du département du Mfoundi à l’occasion des rencontres d’évaluation des opérations de recouvrement de ces impôts et taxes de la ville de Yaoundé. Son rendement était de loin toujours supérieur à celui des autres communes du Mfoundi.Honoré Désiré Ono, s’en va laissant quatre orphelins.
William Monayong, envoyé spécial








