Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais se taille naturellement la part du lion dans ce gouvernement. Le parti s’est fortement mobilisé pour donner à son champion une victoire éclatante.
Sur les 62 membres qui constitue le gouvernement du 9 décembre dernier –le ministre secrétaire général de la présidence de la République compris, 57 sont issus de la formation du président Paul Biya. Sept d’entre eux occupent des fonctions au secrétariat du Comité central : le secrétaire général adjoint Grégoire Owona qui atterrit au Travail et à la Sécurité sociale ; le secrétariat à la Communication s’en sort bien avec les professeurs Jaques Fame Ndongo et son adjoint Pierre Moukoko Mbondjo. Le premier reste à l’Enseignement supérieur et le second prend la tête des Relations extérieures. Le secrétaire aux Organisations spécialisées Bidoung Kpwatt retrouve ses premières amours à la Jeunesse et à l’Education civique, pendant que Jean Pierre Fogui, le secrétaire aux relations internationales et aux Droits de l’Homme occupe désormais les fonctions de ministre délégué auprès du ministre de la Justice. Madeleine Tchuinte, la secrétaire à l’Education, à la Culture et à l’Environnement reste à la Recherche et à l’Innovation et Benoît Ndong Souhmet, conseiller au secrétariat du Comité central, est désormais secrétaire d’Etat à l’Education de Base. Trois membres du Bureau politique, René Sadi, Jacques Fame Ndongo et Emmanuel Bondé s’emparent respectivement des ministères stratégiques de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de l’Enseignement supérieur et des Mines et du Développement technologique. Outre ces membres du Bureau politique, ceux du Comité central, titulaires et suppléants, forment le contingent le plus important de l’armature gouvernemental. On retrouve dans cette catégorie le Premier ministre Philemon Yang et son secrétaire général Louis Paul Motazé. Le vice Premier ministre Amadou Ali, Laurent Esso, Edgar Alain Mebe Ngo’o, Henri Eyebe Ayissi, Abba Sadou, Bakang Mbock, Essimi Menye, Ama Tutu Muna, Mbarga Atangana Luc Magloire, Jacqueline Koung à Bessike, Basile Atangana Kouna, Emmanuel Nganou Djoumessi, Youssouf Adidja Alim, Zacharie Perevet, Louis Bapes Bapes, Pierre Hele, Ismaël Bidoung Kpwatt, Laurent Serge Etoundi Ngoa, Marie Thérèse Abena Ondoa, Madeleine Tchuinte, Pierre Moukoko Mbonjo, André Mama Fouda, Robert Nkili, Owona Grégoire, Jules Doret Ndongo, Clémentine Ananga Messina, Yaouba Abdoulaye, Pierre Titi, Joseph Dion Ngute, Adoum Gargoum, Atanga Nji, Victor mengot, Philippe Mbarga Mboa, Jean Baptiste Bokam, Mounouna Foutsou, Alim Hayatou.De nombreux militants trouvent également leur place dans le savant dosage concocté par le président de la République. C’est le cas du ministre des Finances Alamine Ousmane Mey, de la Fonction publique et de la Réforme administrative Michel Ange Angouin, des Forêts et de la Faune Ngole Philip Ngwese, du Développement urbain Jean Claude Mbwentchou, des Postes et Télécommunications Jean Pierre Biyiti Bi Essam, des Travaux publics Patrice Amba Salla, le ministre délégué aux Transports Mefiro Oumarou, le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants Koumpa Issa, la secrétaire d’Etat au Minfof Koulsoumi Alhadji, celui auprès du ministre de la Justice Dooh Jerome Penbaga, aux Mines Fuh Calistus Gentry ou aux Travaux publics Hans Nyetam Nyetam.
La raison du plus fortSi le Rdpc s’en tire à si bon compte, ce n’est simplement pas parce que c’est le parti de Paul Biya. Au moins deux raisons militent pour cette hégémonie, malgré l’ouverture à deux partis alliés, dont l’Undp de Maïgari Bello Bouba (trois ministres), l’Andp de Hamadou Mustapha (un ministre) et le Fnsc de Issa Tchiroma Bakary (un ministre). Le Rdpc, pendant un an, a mobilisé les Camerounais autour de la campagne d’intensification des inscriptions sur les listes électorales. Ce maillage du terrain qui a fini par faire un bon mariage entre les électeurs et le candidat Paul Biya ne pouvait laisser ce dernier indifférent. L’autre raison, et non des moindres, c’est que c’est le Rdpc qui est comptable de la gestion de la chose publique. C’est à lui que les Camerounais ont accordé leur confiance dans les mairies, à l’Assemblée et à la présidence de la république pour mener à bien les divers chantiers de développement engagés ou à venir. Le Rdpc et son président en sont conscients.
William pascal Balla








