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Pendant trois jours, la cité balnéaire la plus au Sud du Cameroun a vibré au ryhtme du séminaire de formation des responsables de base et de la deuxième conférence conjointe de la section RDPC de l’Océan Sud.
Pendant trois jours, la cité balnéaire la plus au Sud du Cameroun a vibré au ryhtme du séminaire de formation des responsables de base et de la deuxième conférence conjointe de la section RDPC de l’Océan Sud.
C’est une distance de seulement 76 km qui sépare Kribi, principale ville balnéaire du Cameroun et chef lieu de l’Océan, et Campo, l’autre citée balnéaire du même département. Mais effectuer ce trajet relève actuellement d’une épreuve encore plus compliquée que le parcours du combattant tellement les obstacles à franchir sont nombreux et dangereux : des « nids de poule » aussi larges et profonds que les étangs piscicoles de la région, des dizaines de ponts de singes composés de quelques morceaux de planches (pourries) qui obligent les chauffeurs à se livrer à de l’équilibrisme pour éviter à leurs véhicules de se retrouver au fond de l’un des nombreux cours d’eau qui traversent la route pour se jeter directement dans l’Atlantique, les bourbiers. Pourtant, cet itinéraire, que l’on parcourt en 5h en moyenne n’a pas empêché les quelques centaines des délégués statutaires à la conférence conjointe de la section RDPC de l’Océan sud et de ses organes spécialisés de partir de la Lekoundjé et de Kribi de rejoindre leurs camarades de Campo, pour ensemble réfléchir sur le fonctionnement de leur parti.
Il s’est en effet agi d’un brain stroming de trois jours entre militants, à Campo. Celui-ci a commencé le 09 juillet 2009 par un séminaire d’échange entre présidents de comités de base locaux sur le fonctionnement permanent de leurs unités politiques respectives, sous la conduite des facilitateurs du parti. Aussi ces militants, 65 au total ont-ils été édifiés sur les différents aspects du fonctionnement du parti ; la localisation du militant, son identification, sa prise en charge à travers la création des emplois et le développement social. Car selon Grégoire Mba Mba « le militant est au RDPC ce qu’est le sang au corps humain, le viatique. Autant le sang irrigue le corps humain pour le maintenir en vie, autant le militant permet au partir de vivre. Le RDPC ne saurait donc négliger ses militants ».
Fonctionnement permanent
Le terrain était ainsi balisé pour les travaux de la conférence de section conjointe, la deuxième du genre après la campagne de renouvellement des bureaux des organes de base de 2007. Commencés le 10 juillet 2009, lesdits travaux avaient également comme principal centre d’intérêt la recherche des voies et moyens d’assurer le fonctionnement permanent du RDPC dans l’Océan Sud. D’où le choix du thème : « la maîtrise des effectifs et la formation continue : gages du fonctionnement permanent ». Présenté par Boniface Mendouga, 1er adjoint au maire de Kribi II et président de sous-section RDPC, le thème qui reflète la nouvelle vision politique de la section a été éclaté en trois sous thèmes.
Le premier, consacré à la maîtrise des effectifs, insistait sur la nécessité pour le parti de connaître ses militants et pour cela, de disposer de statistiques fiables. Toutes choses qui facilitent une bonne prise. La deuxième avait trait à la formation continue qui « confère l’imagination et la compétence, instruit le militant sur les textes de base et la philosophie du parti », alors que le fonctionnement permanent, troisième sous thème, continue à procurer aux populations le bien être auquel elles aspirent.
La suite en atelier a donné la possibilité aux militants d’examiner en profondeur les différents maux auxquels l’Océan sud fait face au quotidien et d’envisager des pistes de solution. Sur le plan politique par exemple, ils ont insisté sur « la rupture avec les anciennes méthodes de gestion du parti » qui n’accordaient qu’une importance relative à la démocratie à la maîtrise des effectifs et à la formation du militant et ont prôné la poursuite voire l’accélération du processus d’identification des militants et des organes de base. De même, ils ont souhaité la fin des querelles intestines peu favorables au développement local. Ils ont également regretté les dysfonctionnements observés dans l’exécutif communal local, le premier magistrat de Campo étant porté disparu depuis près de quatre mois.
Sur les plans socio économique et culturel enfin, les militants de l’Océan Sud ont souhaité entre autre la fin du rationnement en eau potable et en électricité dont leur département est l’objet, le désenclavement de la région qui rend la vie particulièrement chère et surtout le bitumage de la route Campo-Kribi menacée de coupure par ces temps de pluie.
Les travaux se sont achevés le samedi 11 juillet 2009 sur la déclaration de Campo, remise au sous-préfet Gaston Messi au terme d’une marche de soutien au chef de l’Etat à travers les principales artères de la ville. Signé des présidents de section des trois organes, le document adressé au chef de l’Etat dénonce la campagne de déstabilisation dont ce dernier est victime, invite les élus et les militants du parti à être des modèles en matière de gouvernement, prône l’unité de tous les fils de l’Océan et recommande avec insistance de démarrage effectif des grands chantiers devant booster le développement de ce département, etc.
Longin-Cyrille Avomo |