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Le président de la section RDPC du Moungo-Nord explique la réaction des militants de cette unité politique après le rapport du CCFD.
Le président de la section RDPC du Moungo-Nord explique la réaction des militants de cette unité politique après le rapport du CCFD.
L’Action : Quelle a été l’attitude de vos militants au cours du meeting que vous avez organisé la semaine dernière après les allégations de l’ONG française ?
El Hadj Oumarou : À Nkongsamba nous avons déjà eu des antécédents, surtout à Nkongsamba 1er. Il vous souvient qu’en 2008, il y a eu les évènements de février qui nous ont coûté ce qu’ils nous ont coûté. Il s’est avéré que c’était des gens qui venaient de nulle part. Ils diffusaient des informations non fondées et nous avons eu des dégâts dans la ville. Notre mairie a été saccagée avec des actes de naissance brûlés. Et nous avons décidé de ne plus jamais vivre ça. C’est pour cela que nous avons tenu notre conférence extraordinaire au vu du caractère urgent de la situation, et qui a regroupé toutes les sections du Moungo. Parce que des gens dont on ne sait d’où ils viennent, ni où ils vont, débitent des choses sans fondement sur le président. Et parce qu’ils constatent que notre pays est en paix, et notre chef d’Etat se porte bien. Nous nous sommes sentis blessés dans notre amour propre, et nous avons réuni la base et lui avons expliqué ce qui se passe.
Vous avez le sentiment que le but visé était de monter la base contre le chef de l’Etat Paul Biya?
C’était justement cela. J’ai été personnellement interpellé par certains qui ne croyaient pas. ils sont venus me demander ce qui se passe. Ça veut dire qu’il y avait quelques appréhensions. Le Moungo est une zone très sensible où on peut avoir plusieurs interprétations d’une affaire comme celle là. Et nous disons haut et fort à cette ONG et aux autres qui auraient de pareilles idées, qu’au Cameroun, ça ne se passera pas comme ils le pensent.
Vous ne pensez pas que ce sera ainsi jusqu’en 2011, année de l’élection présidentielle ?
C’est pour cette raison que nous avons attiré l’attention de la base. Et je vous dis que nous avons à cette occasion fustigé l’attitude de certains camarades du parti qui continuaient à nous poser des peaux de banane. En 2008 nous avons réagi par des actes concrets dans certains quartiers par rapport aux évènements de févier. Pendant que nous tentions de disperser les manifestants ici, d’autres opéraient des casses ailleurs, sous le regard de ces camarades qui sont restés les bras croisés. Finalement, ces vandales se sont volatilisés dans la nature. Je dis, que se soit en Nkongsamba où ailleurs, nous ne devons plus accepter d’être surpris. Et à cet égard, j’ai réuni tous les jeunes à qui j’ai donné des instructions fermes. Je leur est fourni des sifflets, des torches et un certain nombre de choses. Nous avons mis sur pied une stratégie pour contrecarrer toute velléité de désordre. Donc si quelqu’un tente encore de venir à Nkongsamba essayer de nous déstabiliser, il en aura pour son compte. Encore qu’aujourd’hui les messages apocalyptiques ne peuvent plus passer à Nkongsamba parce qu’il y a des réalisations concrètes visibles. Les populations ne sont plus dupes. Elles savent que nous ne faisons pas de discours vains. Pour rien au monde elles n’accepteront que quelques individus viennent freiner ou annihiler cet élan vers le développement.
Vous avez fait comme ailleurs en invitant Paul Biya à se présenter à sa propre succession ?
Ecoutez, nous n’en avons pas besoin. Nous l’avons fait depuis le temps de la révision de la constitution. Il est notre candidat naturel, nous l’avons réitéré à plusieurs occasions. Et je le redis aujourd’hui. Que les gens ne se gênent pas. Rien ne viendra nous déstabiliser. En réalité c’est le but recherché par ces gens-là. Or ça ne se passera pas, en tout cas pas par Nkongsamba.
Interview : William Monayong |