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Le verdict du Tribunal de Grande Instance de Paris est sans appel : la plainte du « Conseil des Camerounais de la diaspora » contre le Président Paul Biya a été classée sans suite, ainsi que le prévoyait L’Action dans son édition du 25 février dernier.
Le verdict du Tribunal de Grande Instance de Paris est sans appel : la plainte du « Conseil des Camerounais de la diaspora » contre le Président Paul Biya a été classée sans suite, ainsi que le prévoyait L’Action dans son édition du 25 février dernier. En attendant qu’une autre idée saugrenue germe de l’esprit malveillant de ces compatriotes, force est de reconnaître que cet autre revers de nos justiciers vient étaler au grand jour leur méconnaissance des méandres de la justice internationale, du moins révéler au grand jour les desseins machiavéliques des initiateurs de cette plainte. Connaissant la suite qui devait être réservée à ce dossier, le principal acteur de cette plainte avouera insidieusement, lors d’une émission télévisée, qu’il avait seulement voulu nuire à l’image du Chef de l’Etat.
Depuis plusieurs mois déjà, il ne se passe plus de semaines sans que, de la France au Etats-Unis en passant par l’Allemagne ou la Belgique, des Camerounais dénigrent, insultent et portent atteinte à l’honorabilité du Président et des institutions de la République. Tout se passe comme si la palme d’or reviendrait à qui salirait le plus l’image de Paul Biya ou qui insulterait en des termes des plus abjects ses collaborateurs ou l’évolution du pays.
La pègre camerounaise de l’extérieure semble définitivement avoir adopté la posture de la maffia, qui, prenant la forme de la pieuvre, tente d’enserrer dans ses tentaculaires démembrements, le destin de tout un peuple dans la commisération, la peur, l’épouvante et la brutalité. Ces méthodes qui nous rappellent abondamment les stratagèmes utilisés jadis par la maffia Sicilienne, épousent les contours de ces mollusques sans formes et qui ont semé la peur et la panique en voulant défier l’intelligence des hommes bien pensants et sur qui reposait le destin de tout un pays. La pieuvre Camerounaise, à l’image de leur homologue italienne des années 80, rassemble donc dans une même planète toute la pègre politique des aigris, déçus et marginaux du système, des maffieux à l’imagination tarie, véritables rebus de la société et de la conscience populaire. A ces acteurs visibles, il faut ajouter leurs commanditaires, sans foi ni loi, grassement tapis dans l’ombre, et qui espèrent, dans une pure tradition nihiliste, tirer avantage d’un chaos institutionnel et social qu’ils auront savamment organisé.
Que l’on se comprenne bien. Dans un pays démocratique qui se construit comme le nôtre, il n’est point besoin de museler les consciences ou d’empêcher les citoyens de s’exprimer. Le champ public actuel offre l’espace d’un débat dynamique où s’affronteraient des idées, des projets de sociétés alternatifs et où des hommes capables de porter ces projets émergeraient à la mémoire des citoyens libres de leurs choix. Or ici, le courage cède le plus souvent le pas à la couardise, l’infamie et la désinformation, cependant que l’insulte fait office de programme politique. Personne n’a pourtant le courage de regarder la vérité en face et les échecs répétitifs des uns n’inspirent et ne découragent aucunement ces autres conspirateurs zélés.
De la plainte déposée à Paris contre le Président Biya à la pétition déposée à l’ONU en passant par les échecs des manifestations de Hambourg (Allemagne, le 28 février) et de Madrid (Espagne le même 28 février), nos compatriotes n’ont pas toujours conscience de la vacuité de leurs démarches et de la nécessité d’un débat citoyen sur le développement du Cameroun.
Le manque de consistance idéologique, l’analphabétisme politique, et une lecture erronée de notre temps montre le retard accumulé par les pétitionnaires et les prétendus justiciers. Pourtant les batailles de l’heure sont celles qui intègrent le destin des peuples dans ce vaste champ expérimental qu’est la mondialisation politique et économique. Partout, s’entrecroisent les idées, les programmes et projets politiques, sociaux et économiques, avec pour corollaire une dynamique de développement et d’épanouissement du citoyen. Ceci se vérifie dans tous les cieux, aussi bien en Europe que dans nos pays. Or que constatons-nous ? Chez certains de nos compatriotes de la diaspora en mal de notoriété et qui ont choisi le cadre douillet de l’exil volontaire, c’est la voie scabreuse de la calomnie, de l’insulte et du dénigrement qui fait office de programme politique. A défaut de débat et des programmes alternatifs, la boue – il faut éclabousser- en espérant que c’est de cette boue que naîtra une certaine légitimité. Curieuse conception de la démocratie ! Le sommeil de la raison, décidemment, n’engendre que des monstres.
Par Benjamin Lipawing |