05-09-2010
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Inaptes à vaincre le président Paul Biya sur le terrain strictement électoral (programme contre programme, vision contre vision, stratégie contre stratégie, actes contre actes) et incapable d’occuper systématiquement et scientifiquement le terrain comme le fait avec efficacité le RDPC dont S.E Paul Biya est le président national,

Inaptes à vaincre le président Paul Biya sur le terrain strictement électoral (programme contre programme, vision contre vision, stratégie contre stratégie, actes contre actes) et incapable d’occuper systématiquement et scientifiquement le terrain comme le fait avec efficacité le RDPC dont S.E Paul Biya est le président national, ceux qui se sont opposés à la révision constitutionnelle refusent de débattre à visage découvert avec les fidèles du chef de l’Etat. Ils ont inventé une logique anti-aristotélicienne pour parvenir à leurs fins, en utilisant le bal masqué comme contexte, le couteau comme texte et la délation comme adjuvant.
Qu’est-ce que la logique aristotélicienne ? C’est un mode de raisonnement inventé par le philosophe grec Aristote et fondé sur le syllogisme. Celui-ci comprend trois propositions : la majeure, la mineure, la conclusion. Les deux premières propositions sont des prémisses. La conclusion découle inéluctablement des prémisses. Elle est nécessaire (c’est-à-dire : qui ne peut pas  ne pas être). Exemple bien connu : « Tous les hommes sont mortels ; or Socrate est un homme ; donc Socrate est mortel). On parle aussi, à ce sujet, de déduction. La conclusion est incontestablement déduite des prémisses que nul ne peu contester de manière irréfutable.
Qu’est-ce que la logique anti-aristotélicienne ? Elle consiste à aboutir à une prétendue conclusion alors que les prémisses sont fausses. Exemple : « tous les Camerounais sont de teint sombre. Or Abena est un Camerounais ; donc, Abena est de teint sombre ». Ici, les deux prémisses sont erronées : tous les Camerounais ne sont pas de teint sombre ; Abena n’est pas nécessairement un Camerounais (le ministre de l’enseignement supérieur de la République du Congo Brazzaville a pour patronyme Abena) ; donc Abena n’est pas obligatoirement de teint sombre (conclusion logique).
Or, ceux qui sont dans l’impossibilité de surclasser le président Paul Biya par la voie des urnes et dans la transparence démocratique multiplient des raisonnements anti-aristotéliciens pour ternir l’image du chef de l’Etat à l’intérieur et hors de nos frontières, espérant que le peuple (manipulé) se révoltera et votera contre le candidat statutaire et légitime du RDPC à l’élection présidentielle ou descendra dans la rue pour désavouer le premier magistrat camerounais par des « raccourcis antidémocratiques ».
Comment procèdent ces adeptes des arguties et des arguments spécieux qui ont érigé en règle d’or la démocratie du couteau et non celle des urnes ? Quel est leur « modus operandi » ? Il leur suffit de convoquer des prémisses fausses et d’induire des conclusions abracadabrantesques.
A partir des prémisses erronées, l’on aboutit à des conclusions apparemment vraisemblables et l’on espère induire en erreur les Camerounais, les investisseurs étrangers, les touristes, voire les institutions financières internationales pour disqualifier notre pays sur la scène mondiale (Internet aidant). Voici les quatre articulations de la tactique de ces « apprentis sorciers » qui ne nous disent jamais ce qu’ils font eux-mêmes mais récitent des litanies ubuesques sur ce que Paul Biya, son gouvernement, son parti et ses fidèles auraient posé comme actes infâmes (sans preuves à l’appui) : attaques contre le chef de l’Etat, tentative de fragilisation du RDPC, diabolisation des partisans du président, infantilisation du peuple.

Attaques ignominieuses contre le chef de l’Etat
La manœuvre consiste à perpétrer des attaques frontales, cycliques, ignominieuses et mensongères contre le sujet-héros du texte politique camerounais, à savoir le président Paul Biya en utilisant les médias classiques (presse écrite, radio, télévision), Internet, les médias « undergrounnd) (tout ce qui relève de l’informel au sens le plus large du terme), les meetings, les ouvrages, les tracts, les sms, les e-mails, les blogs etc. Il est facile mais absurde de prétendre que le président Paul Biya a fait réviser la Constitution pour se maintenir « ad vitam aeternam » au pouvoir (et non pour l’intérêt supérieur de la République), de prétexter qu’il a créé et fait réformer ELECAM pour gagner frauduleusement les élections (comme si cet organe n’était pas autonome), d’exciper de la prétendue politisation de l’opération Epervier (alors  que la justice est indépendante), d’alléguer qu’il a une fortune colossale et des immeubles à l’étranger, d’insinuer qu’il a spolié la trésorerie de l’Etat (vacances dispendieuses etc), de décréter « ex cathedra) qu’il est de moralité douteuse, de postuler que son âge ne lui permet plus de diriger le Cameroun (comme si la compétence était proportionnellement liée au quantum de juvénilité), de fantasmer sur sa maladie imaginaire (Molière fait bien de adeptes à l’envers), sur l’incurie de sa famille directe (sans éléments probants : ce que les juristes appellent la matérialité des faits), de déclarer péremptoirement que le marigot gouvernemental ou rdpéciste contient des crocodiles qui ne rêvent que de dévorer leur père commun, le président Paul Biya etc.

Discréditer le RDPC et son chef
Deuxièmement, le mécanisme de tétanisation du chef de l’Etat se ramène à créer  « ex-nihilo » une fantasmagorique épopée (avec plusieurs chants) articulée autour des candidatures autres que celles du président Paul Biya à l’élection présidentielle (feignant ainsi d’ignorer que l’article 27, alinéa 3 des statuts fait de M. le président national, à savoir S.E Paul Biya, le candidat du parti à l’élection présidentielle), l’on espère obtenir «  a maxima », sa fragilisation ou son inefficience opérationnelle (guerres de tranchées, luttes fratricides, diversion politicienne). L’on fait ainsi fi du principe aristotélicien du tiers-exclu (l’on ne peut être membre du RDPC et candidat à la présidentielle si l’on n’est le président de ce parti). Conclusion logique : un membre du RDPC (qui n’est pas le chef de ce parti) doit (s’il veut se présenter à l’élection présidentielle) soit créer son propre parti, soit être investi par un parti autre que le RDPC. Ceux qui répandent ces rumeurs nauséeuses et pestilentielles connaissent bien les textes de base du parti. Mais, ils veulent démontrer que le président du RDPC ne contrôle plus ses hommes, et que ce parti va à vau l’eau, du fait de l’impéritie du Chef. Car, dans un régime présidentiel, le président de la République est la clef de voûte de l’exécutif, voire du système. Ils connaissent aussi la maxime de Voltaire : « mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ». Toutefois, lorsque le mensonge est éléphantesque, il devient non seulement grotesque mais aussi et surtout burlesque.

Flèches acérées contre les fidèles
Troisième outil machiavélique : les flèches acérées, venimeuses et répétitives contre les fidèles de « Paul Biya qui ne sont pas ses « esclaves » comme certains ont tenté de le faire dire au secrétaire à la communication du Comité central du RDPC mais ses « adjuvants », terme technique utilisé par le sémiologue Algildas Julien Greimas pour désigner ceux qui aident (adjudare=aide, en latin) le sujet-héros (en l’occurrence, ici, le président Biya) à accomplir sa mission. Modalités : tirer à boulets rouges sur les hauts responsables de l’Etat (Premier ministre, vice-premiers ministres, ministres d’Etat, ministres, etc), le secrétaire général du Comité central du RDPC, ses adjoints, les secrétaires, les membres du Bureau politique, du Comité central, le président de l’Assemblée nationale, les députés etc. Bref, tous les adjuvants politiques du président de la République.
Objectif : accréditer dans l’opinion la thèse selon laquelle le président de la République est entouré par des corrompus ; incompétents, courtisans, hypocrites etc. Qui pis est, les partisans du chef de l’Etat veulent sa mort politique, s’entre-déchirent pour « l’héritage » (quelle image macabre !) et sont tous des parricides, ambitieux, ploutocrates, cleptomanes, pyromanes, aux visées dantesques. Où seraient donc les vertueux et les vrais patriotes ? Ils descendraient tout droit du ciel et leur virginité pourrait être attestée par les Anges et les Saints eux-mêmes. Dans ce scénario shakespearien, le chef de l’Etat se retrouve esseulé, comme un général sans troupes. Il devient donc une proie facile à abattre ou à capturer. Fort heureusement, ce n’est qu’un canular. Et pour paraphraser Galilée : « Et pourtant, le Cameroun tourne… avec Paul Biya ». Qui mieux est, le Cameroun avance avec tous et pour tous.

Infantilisation du peuple
Quatrième stratagème : l’infantilisation du peuple. Ceux qui sont dans l’impossibilité d’obtenir démocratiquement les voix des électeurs n’ont qu’une solution, à savoir la manipulation, l’intoxication et l’infantilisation de ceux-ci. On reproche alors au peuple d’avoir été manipulé pour adresser des motions de soutien au président de la République (le peuple devrait rester apathique, aphone, amnésique ; il n’est pas capable de distinguer le bon grain de l’ivraie. S’il publie une motion, ce débile mental, c’est parce que les bonimenteurs du RDPC l’ont trompé ! Etranges démocrates qui prennent le peuple pour des dindons de la farce, sans perspicacité ni discernement. Or, le peuple camerounais est mûr et responsable. Il sait ce qu’il veut, où il va et qui est capable de le mener à bon port). L’on affirme que le peuple ne devrait plus supporter le régime du Renouveau, responsable de tous ses malheurs ; on prophétise un Eden qui viendra grâce à un « deus ex machina » providentiel dont on n’indique ni le « cursus honorum », ni le programme politique, économique, social et culturel, ni la stature morale, ni ses hauts faits (Auguste disait à Cinna : « tu me braves, Cinna, tu fais le magnanime, conte-moi tes hauts-faits »). Or, les hauts faits, ce n’est ni le mensonge, ni la calomnie, ni les élucubrations, ni les fantasmes. Ce sont les actes visibles, intelligibles, lisibles. Et sur tous ces plans, Paul Biya est, de loin, le meilleur. Ce ne sont pas les arguments anti-aristotéliciens (avec des prémisses fausses) qui anéantiront les réalisations du Renouveau national au Cameroun (diplomatie, politique, administration, économie, équipements publics, éducation, santé, hydraulique, électrification, communication etc.) Ce ne sont pas ces inepties des fantasmeurs qui éclipseront les grandes ambitions que le président de la République nourrit pour le Cameroun, afin de matérialiser le « grand destin » qui attend notre cher et beau pays, ainsi qu’il le soulignait dans son message à la Nation le 10 avril 1984.
En conclusion, nous clamons haut et fort que le Cameroun se fait et se fera avec le président Paul Biya qui est soutenu par la majorité des Camerounais (toutes les élections l’ont prouvé « urbi et orbi »). Autant il n’est pire sourd que celui qui ne veut guère entendre, autant il n’est pire aveugle que celui qui refuse de voir la probité de S.E Paul Biya, la consistance de son bilan et la pertinence de sa vision pour l’avenir du Cameroun. Que ceux qui ont des vues contraires acceptent de débattre, démocratiquement et à visage découvert, avec nous, chiffres contre chiffres, date contre date, fait contre fait. Au RDPC, nous sommes prêts et les organes de presse sont disposés à médiatiser nos débats. Combattre le président Biya et le RDPC par des critiques « ad hominem » qui n’intéressent pas le Camerounais lamda (ni le paysan de Ngoila, ni le pêcheur de Suelaba, ni l’éleveur de Guider, ni l’artisan de Wum), cela ne crédite le Cameroun d’aucune valeur ajoutée.  A contrario, une telle approche (utiliser des arguments canularesques pour discréditer le chef de l’Etat ou ses partisans) nous ramène à l’ère des ténèbres gothiques.
A la limite, seul le microcosme politique peut scruter et ausculter ces insanités. Mais, l’insanité est nauséabonde et scabreuse. Elle n’est porteuse d’aucune plus value pour le Cameroun.
Donc, « ne nous battons pas, débattons », (Paul Biya). Un débat d’idées et de programmes. Et non une guerre des longs couteaux dans un bal masqué où celui qui donne des coups bas est invisible, bien que certains signes permettent de l’identifier, à l’aune de la communication non verbale.
Alors, à quand le vrai débat, libre, ouvert, démocratique et transparent ? Comme Rodrigue dans le Cid, le RDPC dit : « A nous deux, Comte, deux mots ».
Et il attend non pas un ennemi invisible, mais un débatteur courageux. Attendra-t-il comme dans la pièce de Samuel Beckett : « En attendant Godot»?
* Secrétaire à la Communication du Comité central du RDPC

Par Jacques Fame Ndongo*

 
 

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