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du Peuple Camerounais »

05/05/2017 - 22:52
Bureaux des organes de base : le renouvellement n’est pas lancé

Bureaux des organes de base : le renouvellement n’est pas lancé

Se fondant sur une rumeur qui faisait état de l’imminence d’une opération de renouvellement des bureaux des sections, sous-sections, comités de base et cellules du Rdpc, des militants se sont lancés dans des manœuvres visant à prendre le contrôle des organes de base.

L’Ouest ne perdra pas le Nord

L’Ouest ne perdra pas le Nord

Partout où le secrétaire général du comité central du Rdpc est passé, il a reçu l’assurance selon le parti au pouvoir fera mieux que préserver les acquis des dernières élections municipales et législatives.

The new deal has transformed the minds of Cameroonians

The new deal has transformed the minds of Cameroonians

Before Mr Paul Biya become Head of State, he had gathered a good working experience in the cameroon administration.

Vigilance Tops at Information Seminar

Vigilance Tops at Information Seminar

During the information seminar for elected officials of the Cameroon People’s Democratic Movement (CPDM) and party executives at the Bamenda congress hall on June 14, 2014 militants of the party vowed to watch out on any threats to the existing peace in Cameroon.

L’avenir en confiance Par jean Nkuété

L’avenir en confiance Par jean Nkuété

Je suis Jean NKUETE, Secrétaire Général du Comité central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, RDPC, parti du Peuple, le parti du Président Paul Biya, notre grand parti.

Electoral Campaigns : Cpdm is Leaving No Stone Unturned

Electoral Campaigns : Cpdm is Leaving No Stone Unturned

The resolve of the ruling Cpdm party to carry frank messages to the populations in the five sections of Fako Division are certainly paying off. The campaign caravans have succeeded to whip up sentiments and emotions among the populations as they have recounted the goodies that the Cpdm has brought over the last mandate.

Jean Nkuété communie avec le personnel

Jean Nkuété communie avec le personnel

Le Secrétaire général du Comité central a partagé un repas avec ses collaborateurs, ainsi que les membres des bureaux nationaux des organisations spécialisés.

Bamenda : Nkuete galvanises troops

Bamenda : Nkuete galvanises troops

The secretary general of the Cameroon people’s democratic movement, Cpdm was in Bamenda Saturday September 21 to encourage and boost the morale of the team he had earlier dispatched to woo potential voters ahead of next weekend’s twin faceoff.

Le Rdpc ménage sa monture

Le Rdpc ménage sa monture

Le séminaire régional organisé le 14 juin 2014 à Douala, à l’intention des élus et responsables de base de la région, avait pour but de mieux les outiller. Pour encore plus de victoires dans le futur.

Sud :Les maires s’approprient les outils de gestion

Sud :Les maires s’approprient les outils de gestion

Les enseignements reçus leur ont permis de comprendre qu’en définitive, ils ne seront jugés que par rapport à leurs réalisations, qui passent par une bonne collaboration avec toutes les parties prenantes.

Rappel a l’ordre aux élus locaux

Rappel a l’ordre aux élus locaux

C’est l’essentiel des trois communications délivrées aux élus locaux et responsables de base du parti au cours du séminaire régional initié par le comité central du Rdpc à Bafoussam.

An 29 du RDPC, militants d’Espagne mobilisés

An 29 du RDPC, militants d’Espagne mobilisés

Réunis au sein de L’Association des sympathisants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais en Espagne (As-Rdpc-E), les Camerounais d’Espagne tiennent absolument à rester en phase avec leurs camarades du pays.

Le renouvellement n’est pas la
L’Ouest ne perdra pas le Nord
The new deal has transformed t
Resolute to beat own record
L’avenir
Cpdm is Leaving No Stone Untur
Jean Nkuété communie avec le
ebolowa
Le Rdpc ménage sa monture
les outils de gestion
Vers un plébiscite
An 29 du RDPC
Historique du Cameroun
Historique du Cameroun

HISTOIRE DU CAMEROUN

Depuis le périple du Carthaginois Hannon qui, au Vè siècle avant Jésus-Christ, atteignit le mont Cameroun qu'il baptisa le "Char des Dieux" l'évolution de ce pays a connu des fortunes diverses. En 1472, les marins de Fernando-Pôo entrent dans l'estuaire du Wouri, s'extasient devant l'abondance des crevettes dans le cours d'eau qu'ils appellent aussitôt "rio dos Camaroes". d'où le nom actuel de Cameroun.

Après les Portugais, viennent les Hollandais puis les Allemands, auxquels les autochtones opposent une vive résistance. Au début de la Grande Guerre, les troupes alliées délogent les Allemands et, en 1918. La France et la Grande-Bretagne se partagent la colonie: la partie orientale (soit les quatre cinquièmes du territoire) est dévolue à la France, tandis que la zone occidentale revient à la Grande-Bretagne. Dorénavant, chacune de ces deux puissances: imprimera sa marque à "son" Cameroun, la France adoptant le système de l'assimilation et l'Angleterre celui de l'indirect rule.

Mais lorsque, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, commence à souffler sur l'Afrique le vent du nationalisme, les deux colonies camerounaises séparées manifesteront le désir d'aboutir à la réunification. Ce qui sera chose faite aussitôt après l'indépendance de la zone française proclamée le 1er janvier 1960. Dix ans d'efforts communs et de volonté politique mèneront. le 20 mai 1972. à un État unitaire.


Mais encore...
Le Cameroun, une Afrique en miniature

Pays de dimensions moyennes avec 475 000 Km2 et 14 millions d’habitants, le Cameroun doit son caractère atypique à une extraordinaire diversité. A la charnière de l’ouest et du centre de l’Afrique, il en rassemble tous les types de paysages, tous les climats, toutes les formations végétales, la plupart des familles linguistiques, les deux aires majeures (soudanaise et bantoue) de civilisation traditionnelle, l’éventail de toutes les croyances (animiste, chrétienne et musulmane), et conserve de l’héritage de trois anciennes métropoles les deux principales langues issues de la colonisation. Cette pluralité singulière, si elle implique une certaine fragilité, fonde aussi la richesse potentielle du pays, et lui donne une position géopolitique exceptionnelle parmi les Etats du continent.

La part de la nature

Sur le plan géomorphologique, la majeure partie du pays est constituée par le vieux socle africain gondolé et accidenté de fossés tectoniques, où affleurent des gneiss ou des granites aux sols souvent latéritisés, tandis que sa partie nord s’ennoie sous les sédiments récents de la cuvette tchadienne, et sa partie sud-ouest sous les dépôts d’un bassin côtier. Diverses surfaces d’érosion expliquent la monotonie des paysages et leur étagement, des plaines et bas plateaux du sud (0 à 700 m) jusqu’au môle des hautes terres de l’Adamaoua (1 200 m), et au-delà vers les plaines septentrionales de la Bénoué, du Diamaré et des Yaéré (200 à 500 m). Mais les reliefs les plus hardis (de 1 500 à plus de 4 000 m) ont pour origine le soulèvement du socle précambrien, et l’action d’un volcanisme puissant et parfois encore actif : celui-ci a étalé de vastes coulées basaltiques et édifié des cônes multiples en une dorsale qui suit la grande ligne de fracture jalonnée par les monts Mandara et Alantika, et les massifs du mont Oku, des Bamboutos, du Manengouba et du mont Cameroun. Cette complexité de l’agencement du relief explique la présence de plusieurs unités régionales très différentes, et d’autant de bassins-versants divergeant vers l’océan, le Nigéria, le Congo et le Tchad. Le bassin principal est au sud celui de l’Atlantique, avec la haute vallée de la Cross River et surtout la Sanaga aux nombreux affluents, le Nyong, le Ntem et les multiples cours d’eau des plateaux méridionaux. Les autres bassins sont celui du fleuve Niger au nord-ouest de la dorsale (avec notamment la Bénoué et ses affluents dont la Katsina), celui du fleuve Congo au sud-est (avec la Kadeï et la Ngoko), enfin celui du lac Tchad au nord (avec la Logone et le Chari). Coupés de rapides et de chutes, souvent peu profonds et encombrés de bancs de sable, ces cours d’eau sont peu navigables mais représentent un potentiel hydro-électrique très important. Leurs régimes hydrologiques, calqués sur les précipitations, vont du débit abondant et régulier des cours d’eau équatoriaux à l’indigence et à l’intermittence saisonnière des mayos soudano-sahéliens.

La diversité n’est pas moindre sur le plan climatique, puisque du Lac Tchad aux abords de l’équateur (de 12 à 2° de latitude nord), le Cameroun offre presque toute la gamme des climats intertropicaux. Les précipitations vont décroissant de la côte vers l’intérieur et du sud vers le nord (de 4 m à Douala jusqu’à 0,60 m à Kousseri), mais augmentent avec l’altitude. Elles atteignent leur maximum pendant l’été boréal, sous l’influence de la mousson (alizé du sud-ouest) qui envahit tout le pays. En hiver, c’est l’harmattan sec (alizé du nord-est) qui s’étend sur le nord, laissant en principe le sud dans la moiteur équatoriale. Toujours élevées, les températures moyennes augmentent du sud au nord, et diminuent avec l’altitude : 26,4°C à Douala, 28°C à Garoua, mais 23,5°C à Yaoundé (700 m) et à peine plus de 20°C sur les massifs de l’ouest et l’Adamaoua. La combinaison de ces facteurs permet de reconnaître au sud du 6ème parallèle un domaine équatorial humide et chaud, aux faibles amplitudes thermiques annuelles (2° à 3°) et à la forte nébulosité, qui comprend en fait deux variantes régionales : le type guinéen classique à quatre saisons couvre l’ensemble des plateaux méridionaux et la plaine côtière de Kribi, tandis que le littoral (y compris Douala) et les hautes terres de l’ouest connaissent un climat de type camerounien à saison des pluies unique mais particulièrement abondante, et présentent des nuances locales tempérées par la brise de mer ou très rafraîchies par l’altitude. Au nord du 6ème parallèle, la longueur croissante de l’unique saison sèche et la diminution du total pluviométrique, ainsi que l’accroissement de l’insolation et des amplitudes thermiques (6° à 9°), font distinguer d’une part un domaine soudanien sur l’Adamoua (plus frais) et la plaine de la Bénoué, d’autre part un domaine sahélien sur les monts Mandara et les plaines du Lac Tchad.

Sur le plan de la végétation, le Cameroun représente une fois encore un condensé de l’Afrique tropicale. Au sud, en arrière de la mangrove qui ourle la côte du Nyong à Bakassi, presque tout le paysage est celui de la forêt humide équatoriale, aux faciès variés (forêt littorale, forêt toujours verte, forêt semi-caducifoliée) et aux essences très nombreuses, qui couvre au total plus du tiers de la superficie du pays. Fortement dégradée par les défrichements au sud-ouest et au centre, elle apparaît par contre presque inviolée sur de vaste espaces du sud-est. Au-delà de la limite nord (qui sinue entre les 4ème et 5ème parallèles) la transition se fait par une mosaïque où alternent savanes herbeuses ou arbustives et forêts-galeries. Sur les contreforts de l’Adamaoua commence la savane soudanienne (savanes boisées et forêts claires sèches), dont la flore herbacée est très influencés par le pâturage. Plus au nord, la sécheresse accentuée entraîne le passage à la steppe sahélienne à épineux où abondent les acacias, et aux prairies à graminées dans les zones périodiquement inondées du Logone-et-Chari. Bas plateaux, plaines et grandes vallées sont ici aussi largement défrichés. Les régions les plus élevées, enfin, présentent une végétation spécifique étagée : forêt submontagnarde puis montagnarde et, au-dessus de 2 500 m, prairie subalpine des Grassfields ou du mont Cameroun ; formations soudaniennes d’altitude des monts Mandara. La flore naturelle le cède d’ailleurs généralement à des faciès anthropiques dans ces massifs souvent très peuplés.

L’implantation des hommes

Le peuplement de l’espace camerounais s’est opéré par migrations successives, mal connues pour la plupart. D’importants vestiges - buttes anthropiques, gravures rupestres, mégalithes - témoignent d’une présence humaine allant du nord vers le sud dès le Paléolithique et surtout au Néolithique (à partir du IIème millénaire av. J.- C), ainsi qu’à l’Age du Fer (début de l’ère chrétienne). C’est sans doute à cette époque que s’amorce à partir des Grassfields la grande expansion vers le sud des langues bantoues (et peut-être, simultanément, de la métallurgie du fer) qui couvrira progressivement la quasi-totalité de l’Afrique centrale, orientale et australe en l’espace de deux millénaires. Le Cameroun, cependant, demeurera une terre de contact entre ces Bantous et les Soudanais d’un nord ouvert très précocement aux migrations et au nomadisme pastoral. C’est dans cette région d’ailleurs que vont naître ses premières grandes civilisations : celle des Saos des environs du lac Tchad remonte au Vème siècle de notre ère, elle sera relayée du VIIIème au XVIème siècle par les empires du Kanem et du Bornou (qui introduisent ici l’islam), puis par les cités-Etats kotoko du Logone-Birni, et le royaume du Mandara. Au XVIIème siècle arrivent ici des pasteurs peuls venus de l’ouest. Dans le cadre de la guerre sainte d’Ousmane dan Fodio, un de leurs chefs établira un sultanat sur tout le nord, islamisant les paysans autochtones, cantonnant les irréductibles sur des buttes escarpées, et laissant son nom à l’Adamaoua.

Au flanc sud de ce haut plateau, l’expansion foudroyante des cavaleries peules a buté sur la grande forêt. Vers les hautes terres de l’ouest, elle est stoppée par le puissant royaume bamoun, fondé au XVIIème siècle par une aristocratie " tikare " venue de l’est, et qui connaîtra son apogée et l’islam sous le règne du célèbre roi Njoya, à l’aube du temps colonial. Tout près de là, sur les hautes terres fraîches et fertiles des " Grassfields ", des populations d’origines diverses se sont accumulées depuis le XVIème siècle pour former l’ethnie des Bamilékés, ensemble de chefferies rivales qui entretiennent, par le couloir du Moungo, un fort courant d’échanges avec une côte atlantique fréquentée depuis le XVème siècle par les Portugais, puis par des négriers de diverses nations européennes. Tout autour de l’immense embouchure du Wouri (le rio dos camaroes), le petit groupe des Doualas, venu du sud au XVIIIème siècle, se fait l’intermédiaire entre l’intérieur et les traitants européens : c’est lui qui acceptera plus tard le protectorat de l’Allemagne, ouvrant du même coup à la colonisation l’hinterland camerounais. Ce dernier, de l’Adamaoua aux savanes de la rive droite de la Sanaga et bientôt à la grande forêt équatoriale, est au cours du XIXème siècle le théâtre d’une bousculade de peuples fuyant la conquête peule, les marchands d’esclaves du nord et du sud, ou les guerres avec leurs voisins. Affluent alors vers le sud des populations entières qui dévalent les pentes du haut plateau, franchissent le Mbam et la Sanaga, et atteignent parfois la mer : soudanais comme les Bayas, et surtout bantous comme les Makas, les Bassas, et les divers groupes de langue " pahouine ", Etons, Ewondos, Boulous et Fangs (qui atteindront le Gabon), ces peuples n’occupent qu’une partie de la région, laissant à l’errance des Pygmées les solitudes forestières périphériques, du sud-est aux abords de l’océan. Ici comme ailleurs en Afrique, le pouvoir colonial fixera définitivement la répartition spatiale de ces différentes ethnies, tout en suscitant des formes inédites de migrations et de localisation de l’habitat.

Colonisation et construction nationale

A partir du littoral atlantique (reconnu par les Portugais dès 1472), la pénétration européenne a d’abord été le fait des commerçants, missionnaires et explorateurs anglais durant tout le XIXème siècle. Une fois leur protectorat reconnu en 1884, les Allemands établissent peu à peu (et non sans rudesse) leur autorité sur l’intérieur, découpant de façon arbitraire une sorte de vaste triangle dont la pointe nord (à 1 100 km de Douala) atteint le lac Tchad en zone sahélienne, et la pointe sud-est (à 750 km) les rives de la Sangha en pleine forêt équatoriale. Délimité de la sorte, l’espace camerounais va être partagé en 1919 entre deux territoires sous mandat (plus tard sous tutelle) confiés l’un - le plus important - à la France, et l’autre au Royaume-Uni. La politique de " mise en valeur " inaugurée par les Allemands sera poursuivie et amplifiée par les Français (et dans une moindre mesure par les Anglais), suscitant de profondes transformations dans le mode de vie des populations africaines. La mise en place d’infrastructures modernes (chemin de fer, routes, ports, liaisons aériennes), le développement d’une économie coloniale ouverte sur le monde (et fondée sur les cultures d’exportation comme le cacao, le café, le palmier à huile, l’hévéa ou le coton, et plus tard sur l’industrialisation), l’établissement de structures administratives, l’effort considérable fait en matière de santé publique et d’enseignement, les progrès de la christianisation, l’essor de l’urbanisation, ainsi que l’émergence de mouvements politiques et syndicaux et l’évolution institutionnelle de la dernière décennie coloniale, tout cela se fera dans le contexte d’un cadre territorial regroupant pour la première fois des populations jusque-là fragmentées voire antagonistes. Ainsi seront réunies, en un laps de temps somme toute assez court (trois quarts de siècle), les conditions propices à la naissance d’une nation.

L’indépendance (acquise en 1960) et son corollaire la réunification (opérée, partiellement, en 1961), puis la poursuite de la construction politico-administrative, économique et sociale du pays, allaient conforter l’idée nationale et sa concrétisation. Les limites du pays, certes, demeurent artificielles, comme en témoignent de multiples mouvements transfrontaliers. Ceux-ci expriment d’abord la pression du puissant Nigéria voisin : actifs réseaux des marchands haoussas, trafics incontrôlés et présence des " coupeurs de routes " à travers l’extrême nord, fortes communautés d’immigrés " Calabars " dans le sud-ouest littoral, contestations teritoriales (et occupation de Bakassi). Mais le Cameroun a aussi une fonction de transit vers la mer pour les pays enclavés de l’intérieur, et nombre de ses fils ont été (et sont encore) attirés par l’eldorado du Gabon, lequel trouve d’ailleurs ici l’essentiel de son ravitaillement. Sur le plan intérieur, l’intégration nationale s’est d’abord heurtée, au tournant de la décolonisation, à des rébellions armées en pays bassa puis en pays bamiléké, plus tard aux tendances particularistes du nord, enfin aux velléités autonomistes manifestées aujourd’hui comme hier en zone " anglophone ". Pourtant l’unité du pays, établie naguère par un pouvoir fort sur fond de relative prospérité, semble de nos jours un fait acquis et admis, même si elle continue de reposer, dans le contexte présent de transition démocratique et de crise socio-économique aiguë, sur de délicats équilibres ethnorégionaux.

De l’ethnie au parler commun

Volontiers présenté comme un pays " bilingue ", le Cameroun inclut officiellement une partie " francophone " et une partie " anglophone " - deux provinces sur huit, et 20 % environ de la population - mais cette dualité officielle recouvre la bigarrure de multiples ethnies. Celles-ci se différencient assez peu par leurs caractères physiques, sauf peut-être les Peuls (les Bororos surtout), et plus sûrement les Kotokos de l’extrême nord ou les Pygmées de l’extrême sud, ces fils du Cameroun étant sans doute (respectivement) les hommes les plus grands et les plus petits du monde... En réalité, chaque peuple se définit lui-même par son terroir d’origine (on dit ici " son village "), et jusqu’en ville par sa langue (déterminant essentiel), ses coutumes, son mode d’agir et de penser (qui fait l’objet de bien des clichés). Une telle situation, certes, est commune à nombre d’Etats, mais en ce domaine comme en d’autres, c’est dans sa position charnière que réside d’abord la singularité de ce pays. Sur le plan linguistique, il chevauche une ceinture transversale de fragmentation majeure, et ses quelque 150 langues appartiennent à presque toutes les familles - bantoue (les deux tiers de la population), adamaoua-oubanguienne, nilo-saharienne, tchadique, ouest-atlantique, sémitique même - qui se partagent le continent africain. Souligné à l’envi, cet éparpillement donne une idée un peu fausse de la réalité camerounaise : il est surtout le fait de quelques montagnes-refuges très peuplées comme les monts Mandara (20 langues) et surtout les Grassfields (80 langues, presque toutes bantoues), dont la segmentation linguistique est compensée par la diffusion de quelques parlers locaux dominants, et dans un cas comme dans l’autre par une réelle unité de culture et de comportement.

Car le plus souvent, comme ailleurs en Afrique, l'affirmation strictement ethnique semble glisser de nos jours (sauf sans doute chez les chasseurs pygmées ou les pasteurs bororos) vers une sorte de patriotisme régional. C'est le cas du "grand nord", du lac Tchad à l'Adamaoua, pays de tradition où la diversité encore bien vivante de peuples nombreux - Arabes Choas et Kotokos, Kapsikis et autres "Kirdis" (païens), Massas et Mousgoums, Toupouris, Mafas et Guizigas, Komas, Mboums, Falis et Saras, Haoussas, Bayas même - est atténuée par l'encadrement des grandes chefferies peules héritées d'Adama, et surtout le ciment au moins culturel de l'islam. C'est le cas aussi du "grand ouest" où l'on se sent bamiléké, bamoun ou "anglophone" (du nord-ouest ou du sud-ouest) et généralement chrétien, et qui a projeté (aux dépens des autochtones mbos ou bakwerris) son trop-plein démographique et son dynamisme économique vers le Moungo et le Littoral, comme vers les grandes villes du pays. Plus simple enfin est la situation du vaste sud forestier dont les peuples bantous, qu'ils se disent "Côtiers" (Doualas et Batangas), Bassas, "Mbamois" (Bafias, Banens et Sanagas), Bétis ou gens de l'est (Makas et Kakas), présentent une parenté linguistique et culturelle évidente, en continuum avec toute la partie méridionale du continent. Tôt christianisés, ils ont fourni une part importantes des élites issues de la relève du pouvoir colonial. C'est sur ce mode tripartite que se fédèrent, par affinité d'origine, "autochtones" et "allogènes" des grandes villes, et que s'affirme la diffusion des principales langues véhiculaires : le foulfouldé prévaut ainsi dans tout le nord (à l'exception du Logone-et-Chari où domine l'arabe), le béti dans le centre-sud, et le pidgin-english dans l'ouest et sur le littoral (provinces francophones comprises), chacune dépassant aujourd'hui les trois millions de locuteurs.

Sur le plan national pourtant elles le cèdent au français et à l'anglais, langues officielles depuis 1961,mais dont la situation n'est pas identique. L'anglais n'était guère pratiqué dans le Cameroun britannique (les écoles de missions lui préférant les langues africaines), et son usage actuel dans l'enseignement, l'administration et surtout les médias n'empêche pas qu'il se heurte à la forte concurrence du pidgin, par lequel il est d'ailleurs contaminé. Le français en revanche, largement propagé dans le reste du pays dès l'époque coloniale, puis illustré par une pléiade d'écrivains, apparaît comme la langue essentielle de l'Etat, de l'enseignement et du dialogue "formel", mais aussi celle de la rue et de la famille. Il est aujourd'hui le support principal d'un système éducatif qui, avec 77% de scolarisés dans le primaire, 57% dans le secondaire et 3% dans le supérieur (en 1994) place le Cameroun, malgré une régression récente très sensible des effectifs, à un rang plus qu'honorable à l'échelle du continent. La progression rapide du français (notamment en pays "anglophone", grâce au bilinguisme) fait désormais de lui, avec 2,5 millions de locuteurs habituels et au moins autant de locuteurs occasionnels, l'idiome le plus diffusé et le facteur d'unification primordial du pays. Tout ceci tend à en faire - cas exceptionnel en Afrique - la véritable langue nationale du Cameroun, et du pays lui-même un des pôles africains de la francophonie.

Paysans et citadins

La population camerounaise, qui a quadruplé depuis un demi-siècle du fait des progrès de l'action médicale et de l'hygiène, compte en 1997 14 millions d'habitants. Elle est évidemment très jeune (un Camerounais sur deux a moins de 20 ans), et continue de s'accroître à un rythme en moyenne très élevé (3% par an) quoique bien plus soutenu dans l'ouest et dans le nord que dans le sud forestier. La densité moyenne de cette population est pourtant quatre fois plus faible qu'au Nigéria voisin, et sa répartition spatiale reste très inégale, notamment parce que le Cameroun est traversé en diagonale (de Douala à Kousséri) par la limite entre les espaces "pleins" de l'Afrique occidentale et les espaces "vides" de l'Afrique centrale : les premiers correspondent aux régions d'altitude, qui concentrent plus de la moitié des Camerounais. Pour des raisons plus historiques qu'écologiques, les terroirs bien peuplés se limitent en fait à trois zones discontinues. Il y a d'abord les fertiles hautes terres de l'ouest, les Grassfields, dont les densités rurales souvent supérieures à 50 hab/km2 (et même à 100 en pays bamiléké) se prolongent vers le sud-ouest (via le couloir du Moungo) jusqu'aux abords du mont Cameroun. On trouve ensuite les plaines de l'extrême nord et les montagnes voisines, où la charge paysanne est forte à très forte (plus de 50 hab/km2 dans le Diamaré, plus de 100 dans les Mandara) en dépit de l'hostilité du milieu sahélien. Dans la région de Yaoundé enfin, le pays ewondo et surtout le pays éton forment le seul îlot d'occupation paysanne dense dans l'ensemble des bas plateaux forestiers. Partout ailleurs ou presque, l'occupation rurale se réduit à quelques villages éparpillés et aux parcours des pasteurs nomades, avec même (dans le sud-est et l'Adamaoua) de vastes étendues de forêts ou de savanes pratiquement inhabitées.

La même disparité se retrouve dans la localisation des villes, qui s'appuie sur les noyaux anciens de peuplement rural mais aussi sur la présence des ports, des chemins de fer, des routes et des activités économiques modernes (plantations, culture paysanne du cacao et du café, commerce de traite) mises en place au temps colonial. Le tiers des 150 villes du Cameroun se concentre sur l'espace restreint de l'ouest : réseau cohérent formé par la nébuleuse des villes des hautes terres, dominée par les centres régionaux de Bamenda (185 000 hab) et Bafoussam (175 000 hb), la traînée urbaine du Moungo avec notamment Nkongsamba (95 000 hab), enfin les fondations allemandes de Buéa, Limbé et surtout Douala, pôle industriel et portuaire de plus de 2 500 000 habitants qui rayonne sur la totalité du pays. Bien reliées aux précédentes, les villes du sud forestier apparaissent par contraste dispersées et assez modestes - 80 000 hab à Edéa, 70 000 à Bertoua, 30 000 seulement à Kribi sur l'océan - écrasées qu'elles sont par la prééminence de Yaoundé, capitable politique et métropole forte de ses 1 800 000 habitants. Quant aux villes du nord, d'origine souvent précoloniale, elles constituent autour des pôles majeurs de Garoua (245 000 hab) et Maroua (190 000 hab) un réseau nettement distinct, en prise directe sur le Tchad par Kousséri (90 000 hab) mais malaisément articulé au sud par Ngaoundéré (130 000 hab), terminus du Transcamerounais. Fait nouveau, la croissance naguère très rapide des principales agglomérations se trouve ralentie par la crise urbaine et le volume croissant des migrations de retour. Mais les villes moyennes ou petites sont au contraire en plein essor, et avec 45% de citadins le Cameroun apparaît de nos jours comme un des pays les plus urbanisés de l'Afrique tropicale.

La prospérité en chute libre

La diversité écologique et humaine de l'espace camerounais, qui lui permet de se suffire sur le plan vivrier, a depuis longtemps aussi contribué à son développement économique, dans le secteur de l'agriculture commerciale notamment. Domaine traditionnel du mil, du sorgho et de l'arachide, de la pêche fluviale et lacustre et de l'élevage bovin (aussi ovin et caprin), le nord a su faire de cette dernière activité une richesse essentielle, tout en développant la production du riz et surtout du coton. Des Grassfields au Moungo, l'ouest est devenu le pays du café (arabica en altitude, robusta en contrebas) ; mais le schéma évolue vers la valorisation de cultures vivrières (maïs et surtout banane-plantain) en parties destinées désormais, comme les produits maraîchers du Noun, à l'approvisionnement des villes. Dans le sud, bien plus que la canne à sucre ou le tabac, la grande affaire était le cacao qui a façonné la vie des villages et des petites villes, et placé le Cameroun parmi les grands producteurs mondiaux ; comme pour le café, la chute des cours a réorienté les efforts paysans vers les productions vivrières - igname, manioc, macabo et plantain - la fabrication des alcools "indigènes" ou la chasse, à l'intention surtout des marchés urbains, tandis que l'autre activité essentielle est l'exploitation croissante de la grande forêt. Le littoral quant à lui, du mont Cameroun à Kribi, reste le fief des grandes plantations d'origine coloniale, palmier à huile, hévéa, banane "douce", thé sur les hauteurs, sans oublier la pêche artisanale ou industrielle des poissons et des crustacés. Grâce à un bon réseau de communication (33 000 km de routes, dont 3 000 bitumées, et 1 200 km de voies ferrées), tout cela alimente un commerce intense et, pour partie, une activité manufacturière importante et diversifiée qui a connu jusqu'aux années 80 une remarquable expansion. Localisée notamment près des lieux de production agricole et à Douala, l'agro-industrie vient en tête : minoteries, sucreries, huileries, traitement du cacao, du café, du latex, du coton, brasseries, etc. S'y ajoutent à Douala encore et dans d'autres villes l'industrie textile, celles du bâtiment et du bois, ainsi que de petites usines chimiques et mécaniques, de très nombreux ateliers de transformation, et surtout l'électro-métallurgie de l'aluminium (à Edéa), et la production de pétrole sur le littoral.

En dépit de ces atouts, qui avaient mis il y a vingt ans le Cameroun sur la voie du décollage, la dernière décennie a vu s'installer une récession (très sensible dans l'agriculture d'exportation et l'industrie) qui a fait baisser de moitié le PIB réel ajusté par habitant : celui-ci est tombé en 1994 au-dessous de 2.000 $ (soit le 121ème rang mondial), tandis que l'aide étrangère s'essoufflait (elle représente 10,7% du PIB) et que la dette extérieure, écrasante (7,3 M $), devenait une des plus lourdes du continent. On a assisté simultanément à un véritable effondrement des revenus des ménages (ceux des salariés des villes en particulier), sous l'effet conjugué de la contraction des salaires publics et de la dévaluation du franc CFA. Liée notamment à cette dernière, une certaine reprise est intervenue depuis lors, accompagnée de nouveaux appuis du FMI et de la Banque Mondiale, mais le pays reste confronté à une situation très difficile qui se traduit notamment par la prolifération des activités informelles et la montée de la corruption, tandis que se réduisent de façon dramatique les ressources comme les moyens d'action de l'Etat.

Le voyage camerounais

L'étranger fraîchement débarqué au Cameroun ne peut qu'être séduit par l'étonnante variété des paysages, comme par la mosaïque des peuples et des formes de mises en valeur que lui révèle un voyage à travers le pays. S'il suit les traces des découvreurs d'il y a un siècle, il verra d'abord Douala, la grande ville portuaire, industrieuse et si vivante, dominée par la masse grandiose et symbolique du mont Cameroun, puis les plantations immenses sur fond de montagnes bleues, la criée des pêcheurs, les vastes palmeraies, les plages blondes ou brunes de Kribi et de Limbé, enfin toute cette région littorale luxuriante et chargée d'histoire, porte du pays vers le monde et la modernité. Pénétrant plus avant vers l'intérieur, il découvrira d'un coup le moutonnement de la sylve aux arbres immenses, trouée de clairières où se pressent champs vivriers, cacaoyères et vergers autour des villages-rues et des petites villes à l'orée de la forêt. Sans doute fera-t-il étape dans l'un de ces chantiers forestiers d'où l'on part à la recherche des campements pygmées, avant de reprendre la grand'route encombrée de grumiers énormes pour retrouver enfin les matins de Yaoundé et son piquetage d'immeubles modernes, sur le fond ocre et vert de cent collines embrumées. Par un lacis de routes surperbes, il pourrer sillonner les hautes terres occidentales, montagnes fraîches et escarpées ou arrondies comme notre chaîne des puys, bocage obstinément cultivé, maraîchage, caféiculture, gros villages et villes nombreuses Ô combien commerçantes, où le passé tisse le présent de Buéa à Foumban, en passant par Nkongsamba, Dschang, Bafoussam ou Bamenda. En peu de temps, l'avion le mènera s'il le souhaite à Ngaoundéré d'où commence la randonnée à travers l'Adamaoua, table immense parsemée de volcans encore, pâturage sans limites où les éleveurs sont bien moins nombreux que les têtes de leurs troupeaux. Descendant vers l'aride vallée de la Bénoué, il verra des forêts claires et des savanes inhabitées depuis toujours, où pullulent les bêtes sauvages dans une ambiance de commencement du monde. Poussant au nord enfin il retrouvera des hommes, mais comme oubliés ici par le moyen âge ou la préhistoire, dans un décor de steppes brûlées, d'éboulis gigantesques ou de marécages infinis. Et peut-être revivra-t’il, tout au long de ce voyage initiatique, des émois un peu oubliés, à l'image de l'auteur de ces lignes se revoyant tantôt sur les rives de la Casamance ou du Golfe du Bénin, tantôt dans la grande forêt congolaise, un moment à Zinder et bientôt à Kinshasa, ici sur les hauts plateaux du Zambèze, là dans les plaines interminables du Sahel, plus loin au pied des reliefs grandioses de l'Afrique des grands lacs. Gageons qu'à l'enchantement spontané du touriste se mêlera alors la quête attentive du chercheur, ou simplement de l'honnête homme, face à cette "Afrique en miniature" née de combinaisons multiformes entre les dons de sa nature généreuse et l'action millénaire de ses habitants...

Géographie

475.000 kilomètres carrés, plus de 13 millions d'habitants. Une mosaïque de peuples. le Cameroun apparaît comme un carrefour où tout le continent noir semble s'être donné rendez-vous: l'Afrique de la forêt et de la savane ; celle du Bantou et du Soudanais; celle du musulman, du chrétien et de l'animiste; celle du francophone, de l'anglophone, voire de l'arabophone.

Du sud enveloppé dans un éternel et verdoyant manteau végétal jusqu'aux savanes chaudes et clairsemées du nord en passant par les paysages volcaniques et vallonnés de l'ouest, persiste un trait dominant: la diversité.

Tel se présente, très brièvement décrit, cette peau de léopard, cette Afrique en miniature qu'est le Cameroun.

Statistiques

Population : 15 029 433 habitants (est. 98) Densité : 31.61 hab./km²
Superficie : 475 439 km² Capitale : Yaoundé
Principales villes : Douala, N'kongsamba, Maroua, Garoua, Bafoussam, Kumba, Bamenda, Foumban Pays voisins : Nigeria, Tchad, Centrafrique, Congo, Guinée équatoriale, Gabon
Point culminant : Fako 4 095 m. Monnaie : Franc CFA
Langue(s) parlée(s) : Beti, Peul, Bamileke, Yemba-nwe, Ghomala, Basaa, Bamun Langue(s) officielle(s) : Français, Anglais
Statut : République unitaire

Indicateurs économiques

Produit intérieur brut (1997) : 4900 milliards de Francs CFA
Produit intérieur brut par habitant (1997) : 650 Dollars

Taux de croissance (prévision pour 1998) : 5,1 %
Taux d'inflation (prévision pour 1998) : 1,9 %

Produit intérieur brut par secteur
Primaire : 36 %
Secondaire : 36 %
Tertiaire : 28 %

Principales ressources : Pétrole, Bois, Café, Cacao Aluminium, Bananes, Coton, Caoutchouc

Indicateurs sociaux

Taux de croissance annuel de la population : 3 %
Pourcentage des moins de 15 ans : 56 %
Taux de scolarisation (primaire) : 73 %
Taux de scolarisation des filles : 70 %
Nombre d'habitants pour un médecin : 12 000
Indicateur de développement humain (rang IDH) : 127


Source : Jean-Claude BRUNEAU
(Chef de Projet d'appui aux Universités)

La Campagne Electorale

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