Au-delà de la cohabitation pacifique entre les principaux courant religieux, le modèle camerounais du vivre ensemble fait de la diversité culturelle un atout pour la paix et l’attractivité économique.
Dans une Afrique meurtrie par les affres de la violence, du fondamentalisme et des conflits communautaires, le Cameroun sous la conduite éclairée du Président Paul Biya fait presque figure d’exception. En effet, malgré une impressionnante diversité culturelle, linguistique et religieuse le pays de Paul Biya constitue l’un des rares en Afrique, voire dans le monde, où les relations entre chrétiens et musulmans sont empreintes d’estimes et de respect mutuel. A tel point que des prêtres apparaissent généralement aux côtés des imams lors des grandes fêtes religieuses musulmanes et vice versa. Il en est de même des cultes œcuméniques. Par ailleurs, il existe même un cadre de concertation formel entre les évêques catholiques et les imams sur les questions de paix, de prospérité et de développement.
Dans le même ordre d’idées, la diversité ethnique fait l’objet d’encadrement juridique, politique, social et culturel particulier dans l’optique d’une construction nationale tenant compte de la richesse de chaque ère culturelle. Dans l’administration par exemple, les recrutements se font sur la base du respect des équilibres sociologiques, une approche qui permet d’intégrer toutes les communautés nationales, tout en limitant les frustrations. Ainsi, du sport à la politique en passant par l’administration, aucun secteur n’échappe à cette politique de régulation qui vise à garantir à toute les communautés une représentativité dans la sphère publique à travers le principe de l’« unité dans la diversité ».
Pourtant malgré cette belle architecture institutionnelle, juridique et sociale qui fait du modèle camerounais du vivre-ensemble l’un des modèles les plus abouti de cohabitation pacifique entre des communautés, une minorité d’agitateurs motivés par des intérêts politiques et économiques égoïstes, tentent d’entraver cette marche inexorable vers « l’unité dans la diversité » par un utopique programme d’uniformité, d’unicité culturelle qui s’est traduit dans les pays où il a été implémenté par l’oppression des faibles par les plus forts, des génocides voire des guerres civiles ou encore l’extrémisme violent.
Léon Marie Evina
