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Rdpc : La commission de discipline reprend du service

La réactivation de la « Commission Musonge » rappelle que le respect strict de la discipline partisane, garante de l’unité et de la cohésion du Parti, s’impose à tous les militants du Rdpc.

Par note n°002/Rdpc/Sg/Cab en date du 13 janvier 2026, le secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le Vice-Premier ministre Jean Nkuété, a procédé à la réactivation de la Commission de discipline ad hoc du Comité central. Cette instance, placée sous la présidence de Peter Mafany Musonge, tiendra ses travaux demain, 22 janvier 2026 au siège du parti.

La Commission est appelée à examiner les cas présumés d’indiscipline impliquant les nommés Félix Jean Paul Ndjankoum, Gervais Eric Ndo, Marcel Rodo, Jonathan Ntsama et Thierry Mvondjongo. Cette initiative de la direction du parti remet en lumière l’un des fondements majeurs du Rdpc : la discipline, érigée en principe cardinal de son fonctionnement et de sa longévité politique.

Au sein du Rdpc, la discipline est bien plus qu’une exigence formelle. Elle constitue un pilier essentiel de la cohésion interne, de l’efficacité de l’action politique et de la fidélité à la ligne idéologique définie par le Président national, Paul Biya. Elle suppose, pour chaque militant, le respect scrupuleux des statuts et règlements intérieurs, l’adhésion aux orientations politiques arrêtées par la hiérarchie du parti et la loyauté dans l’action comme dans l’expression publique.

Cette rigueur disciplinaire vise à préserver l’unité du parti, à garantir la solidarité militante et à éviter toute initiative individuelle susceptible de fragiliser la cohérence de l’ensemble. Dans cette logique, toute attitude assimilable à une contestation ouverte des décisions du parti, à une indiscipline caractérisée ou à une trahison politique est considérée comme une atteinte grave aux valeurs du Rdpc.

Rebelote

C’est au regard de ces principes que les cinq militants cités sont accusés d’avoir enfreint la discipline partisane. Les sanctions prévues par les textes du Rdpc sont clairement établies et s’inscrivent dans une gradation proportionnelle à la gravité des faits. Elles peuvent aller du simple avertissements ou blâmes à la suspension temporaire des activités partisanes, voire à l’exclusion définitive du Rdpc dans les cas jugés les plus sérieux.

On se souvient que lors des élections municipales et législatives de 2020, la commission ad hoc avait été réactivée pour examiner près de 90 cas d’indiscipline, condamnés notamment pour non-respect des décisions internes du parti, remise en cause des instructions officielles, tentatives d’achats de consciences et comportements contraires à la discipline du parti. Parmi les sanctions infligées alors, figurait notamment l’exclusion définitive d’un militant, des exclusions temporaires pour une durée allant de six à 36 mois pour une trentaine d’autres militants, des blâmes et rappels à l’ordre pour plusieurs membres, et des déchéances de fonctions pour certains cadres mis en cause.

A travers la convocation de la Commission de discipline ad hoc, la direction du Rdpc entend réaffirmer son attachement au respect des règles internes et rappeler que nul militant, quel que soit son statut, ne saurait se soustraire aux exigences de discipline qui fondent l’unité et la force du parti.

La session du 22 janvier 2026 est ainsi attendue comme un moment clé de clarification et de rappel à l’ordre, dans le strict respect des textes et des procédures en vigueur, afin que la discipline demeure le socle de l’action politique du Rdpc et un gage de sa stabilité sur la scène nationale.

Serge Williams Fotso

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