Ouvrages
1995 Le Cameroun est encore en proie aux difficultés de la crise économique. L’Etat est à la recherche des voies et moyens pour atténuer, à défaut de les résoudre, les effets pervers de cette crise. Les populations, qui ont vu leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil, sombrent dans la débrouille à tout va sans véritable fil conducteur. Pourtant, il faut bien sortir de cette spirale du déclin et trouver en elles -mêmes les énergies nécessaires au combat. C’est dans ce contexte défavorable que paraît l’ouvrage de Urbain Olanguena Awono, avec un titre révélateur :
Au moment où le RDPC souffle sur ses 15 bougies, la tentation est grande de saisir cette opportunité pour évaluer le chemin parcouru. Depuis sa naissance en 1985 à Bamenda, le parti avait dû faire face à de multiples épreuves qui, en réalité, étaient autant de menaces pour son existence : difficultés liées à la transition démocratique, libéralisation et démocratisation… De véritables inconnues pour le RDPC dont la survie dépendait de sa capacité à se réformer, à se muer, afin de s’adapter à la nouvelle donne.
C’était en septembre 1997. Dans moins de 3 ans, le monde entier va passer le cap d’un nouveau siècle et d’un nouveau millénaire. Période de toutes les inconnues, de toutes les angoisses, de toutes les incertitudes et de tous les mystères. Déjà, on vit de nouvelles réalités, préludes à la transition : écroulement des barrières, ouverture des frontières, on parle de village planétaire, de mondialisation et de globalisation… L’occasion est alors donnée à Christian Penda EKOKA, non seulement d’analyser la situation à la fois sociale, économique, financière et politique du Cameroun qui s’apprête à entrer au 3ème millénaire,
Le 12 octobre 1997, Paul Biya succède à lui-même en remportant haut la main (92,57 % des suffrages) l’élection présidentielle. Il ne fait aucun doute pour certains observateurs que, contrairement à celle de 1992 remportée avec seulement 39, 97 %, le Président avait enfin les coudées franches pour gouverner avec son seul parti le RDPC. D’autant plus qu’il bénéficiait au même moment d’une confortable majorité à l’Assemblée Nationale. Que non. Dans son discours d’investiture, le Président Biya choisit d’associer tous les Camerounais à la gestion des affaires. D’autres partis politiques en dehors du RDPC vont rentrer dans le gouvernement (UPC, UNDP, UPR).











